CONCLUSIONS ET PROPOSITIONS
17.10.2007
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CONCLUSIONS ET PROPOSITIONS
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18.05.2007
Congr?s des th?ologiens de lEglise Gr?co-Catholique dUkraine, rassembl?s sur le th?me La communion eucharistique, un d?fi ? la tradition et ? la modernit? dans les Eglises traditionnelles congr?s convoqu? par la Soci?t? Scientifique de Th?ologie dUkraine et qui sest tenu du 2 au 4 janvier 2007 A. D.

Apr?s avoir ?tudi? un sujet important pour la vie de lEglise du Christ qui est la communion eucharistique du point de vue de la situation de la s?paration confessionnelle des Eglises dUkraine baptis?es par St Vladimir le Grand, le Congr?s des th?ologiens de lEglise Gr?co-Catholique dUkraine pr?sente ses conclusions et ses propositions sur la possibilit? dun r?tablissement de la communion eucharistique entre les Eglises dUkraine baptis?es par St Vladimir le Grand.
1. ASPECT HISTORIQUE

1.1. Lidentit? et le destin historique de lEglise du Christ en Ukraine sont d?termin?s par lacceptation par le prince Vladimir le Grand, en 988, du christianisme selon le rite oriental (byzantin), comme religion dEtat de la Rus Ki?vienne et la formation dune structure hi?rarchique unique pour tous les slaves orientaux, ? savoir la m?tropole de Kiev. Faisant partie du patriarcat de Constantinople et puisant ses sources th?ologiques, liturgiques, canoniques et spirituelles dans lOrient byzantin, lEglise de Kiev ?tait alors en pleine communion avec lOccident latin. Au cours des si?cles suivant, elle restait ouverte aux relations avec ses voisins occidentaux et nintervenait que rarement dans lopposition directe, entre Constantinople et Rome, appel?e par la suite le Grand schisme eccl?sial .

1.2. Apr?s la perte par lEtat ukrainien de son ind?pendance et lexpansion sur les terres ukrainiennes du pouvoir des Etats catholiques voisins et des structures eccl?siales latines, la hi?rarchie de la Rus Ki?vienne a souvent initi? ou soutenu dune fa?on active les efforts dirig?s vers le r?tablissement de lunit? chr?tienne universelle. Les envoy?s de la Rus ont particip? aux conciles de lEglise Occidentale ? Lyon (1245) et de Constance (1418) ; les terres ukrainiennes ont positivement accept? lunion de Florence (1439), dont lun des cr?ateurs fut le m?tropolite Isidore de Kiev ; ses successeurs, Hryhoriy, Mysa?l et Yosyf Bolharynovych, ont soutenu des rapports avec le Si?ge Apostolique de Rome.

1.3. A la fin du XVIe les ?v?ques de la m?tropole de Kiev, d?sirant faire sortir lEglise dune grave crise int?rieure et r?agissant aux grands d?fis de la R?forme protestante et du catholicisme post-tridentin, dans lEtat de Pologne et de Lituanie, ont pris une d?cision conciliaire afin de passer sous la juridiction du Si?ge de Rome, tout en gardant le rite oriental traditionnel, ainsi que son identit? eccl?siale, ethnique et culturelle. Les P?res de lunion de Brest (1596) ont alors d?sir? r?tablir la communion avec lOccident latin sans rompre les liaisons avec le reste de lOrient chr?tien, esp?rant ainsi encourager, de cette mani?re, ? sunir ceux qui h?sitaient encore. M?me les d?saccords au sein de lEglise Ki?vienne, provoqu?s par diff?rentes compr?hensions de lunion avec Rome, nexcluaient pas la recherche des voies de lunion de la Rus avec la Rus s), autour de lid?e de la cr?ation dun patriarcat de Kiev unique et de sa double communion avec les autres patriarcats dOrient et dOccident, d?sir?e par les grands m?tropolites Petro Mohyla et Yosyf Velyamyn Rutskyy et ? laquelle les chefs de lEglise Gr?co-Catholique dUkraine ont maintes fois fait r?f?rences au cours du XXe si?cle.

1.4. Cependant, la semence de cet accord chr?tien na pas port? les fruits d?sir?s ; sur le sol, des anciennes oppositions politiques et des pr?jug?s religieux persistaients menant les structures eccl?siales ? une s?paration de plus en plus nette et ? une compr?hension exclusiviste, ? la d?formation de lh?ritage liturgique rituel, ? dess conversions et des unions forc?es. Pourtant tous ces ph?nom?nes n?gatifs ne peuvent pas nous faire nier le commandement du Christ ? lunit?, consacr?e par le sang des martyrs, ni extirper de la conscience des chr?tiens ukrainiens la m?moire historique de lappartenance ? lunique tradition eccl?siale locale en nous appelant aujourdhui, dans notre Etat ukrainien ind?pendant et partout dans le monde o? se trouvent nos fid?les, ? chercher les voies pratiques du r?tablissement de cette communion perdue.

Cest pourquoi nous proposons de :

1.5. Contribuer ? une ?tude minutieuse du pass? et ? la divulgation des connaissances scientifiques de lh?ritage historique de lEglise Ki?vienne, en soutenant le sentiment dune appartenance commune et dune responsabilit? r?ciproque de son avenir.

1.6. Repenser les anciennes initiatives dunion et ?tudier plus profond?ment : lexp?rience dramatique du martyre pour la paix du monde entier , souffrance commune pour le Christ, et lexp?rience particuli?re de la communaut? dans la foi en r?fl?chissant aux exemples dunion eucharistique r?alis?e dans les circonstances de violence totalitaire sur la libert? de conscience.

1.7. D?velopper de fa?on intense les liaisons institutionnelles et les contacts personnels entre tous les h?ritiers du Bapt?me de St Vladimir et contribuer ? leur ouverture aux relations avec dautres centres, communaut?s et fid?les de la chr?tient? universelle, ayant pour objectif lunion de tous dans un Corps unique et autour dun Calice unique.

2. ASPECT DOGMATIQUE

2.1. En face des d?fis daujourdhui tels que : la globalisation, la s?cularisation, la civilisation de consommation, lid?ologie h?doniste et autres, nous reconnaissons notre responsabilit? sur le t?moignage de lEvangile du Christ au monde actuel. La pierre angulaire de ce t?moignage commun est la pleine unit? visible de toute lEglise du Christ.

2.2. En reconnaissant lunit? fondamentale de la foi comme pr?misse principale ? la communion eucharistique, nous nous opposons ? tout relativisme, indiff?rence ou compromis de doctrine. Pourtant, nous affirmons que, malgr? certaines divergences de positions des th?ologiens existant entre les Eglises Orthodoxe et Catholique (et surtout entre lEglise Gr?co-Catholique dUkraine et ses s?urs orthodoxes en Ukraine, lEglise Orthodoxe dUkraine, lEglise Orthodoxe dUkraine du Patriarcat de Kiev et lEglise Orthodoxe Autoc?phale dUkraine), il existe entre elles une unit? de foi fondamentale qui a rendu possible une communion eucharistique partielle (au niveau de certains fid?les) entre nos Eglises, pr?vue et recommand?e par le Concile Vatican II (Orientalium Ecclesiarum, 26-27, Unitatis Redintegratio, 15). A la lecture de ce qui pr?c?de, nous trouvons important de reconna?tre, avant tout que la question de la communion eucharistique entre les Eglises de la Tradition ki?vienne est dordre plut?t disciplinaire et canonique que dogmatique.

2.3. Pour que cette conviction de lunit? de la foi devienne ?vidente, les th?ologiens doivent ?tudier plus profond?ment et repenser la diff?rence entre la foi de lEglise et linterpr?tation th?ologique de cette foi, en pr?cisant que lunit? de la foi peut exister en pr?sence de diff?rentes expressions th?ologiques, comme il en ?tait dans toute lEglise, ? l?poque de la formulation des dogmes chr?tiens principaux, par les Conciles ?cum?niques ou entre lEglise Orientale byzantine et lEglise Occidentale latine au premier mill?naire.

2.4. Nous sommes contre lutilisation de lEucharistie comme instrument de premier pas dans les initiatives ?cum?niques, mais nous sommes convaincus que, comme lestiment nos ?v?ques, lEucharistie c?l?br?e de la m?me fa?on dans les Eglises Orthodoxes comme dans les Eglises Catholiques, ? travers laquelle lunit? sexprime et se r?alise (UR 2), est lacte qui unit le plus nos Eglises. Cela exige des t?moignages plus concrets dans nos relations entres Eglises, cest pourquoi pour tendre ? lunit? entre nos Eglises Orientales divis?es (UR 26), nous voudrions contribuer ? la diffusion de la communion existante, conform?ment aux pr?ceptes du Concile Vatican II (UR 26).

2.5. Il faut remarquer que la diffusion de la communion eucharistique entre nos Eglises, pendant cette p?riode de transition, ne viole lidentit? eccl?siale daucune dentres delles, nexige aucune fusion structurale ni juridictionnelle des Eglises ni m?me encore la cr?ation dune troisi?me structure eccl?siale. Cest la communion eucharistique qui montrera et qui tracera le chemin, ult?rieurement, vers la pleine communion.

2.6. Nous voudrions souligner que, la communaut? de foi de nos Eglises est bas?e sur une exp?rience commune de la v?n?ration de Dieu et de la vie spirituelle, pour lesquelles lEglise Ki?vienne ?tait unie avant ces divisions et le demeure maintenant malgr? les divisions caus?es par le p?ch? des hommes et la conjoncture politique.

2.7. Nous sommes conscients que la communion eucharistique nest pas une question qui puisse ?tre r?solue unilat?ralement mais nous voulons attester par nos r?flexions, notre compr?hension de notre ?tat actuel et notre vision, du chemin ult?rieur. Notre d?sir ardent est de prendre ensemble ce chemin ?lavenir.

2.8. Nous soutenons et reconnaissons comme ?tant la base commune ? lunit? de nos Eglises la profession de foi de larchev?que Elias Zoghbi adopt?e ? lassembl?e du Saint Synode de lEglise Grecque Catholique Melchite (20 juillet 4 ao?t 1995) :
1. Je crois en tout ce que lorthodoxie orientale nous enseigne.
2. Je suis en communion avec l?v?que de Rome comme ?tant le premier des ?v?ques dans le cadre reconnu par les Saints P?res Orientaux au premier mill?naire, avant la division .
Bien que, comme les ?v?ques catholiques et orthodoxes lon remarqu? ? juste titre, cette profession puisse avoir des interpr?tations ambigu?s et devant donc ?tre compl?t?e et pr?cis?e, elle indique la direction dans laquelle il faut chercher le point de rencontre de la juste foi orthodoxe et du service authentique de Pierre, dans lEglise.

2.9. Nous, th?ologiens de lEGCU, exprimons notre aspiration ? travailler afin de faire revenir notre Eglise aux origines de sa tradition, dans le domaine th?ologique, spirituel, liturgique, canonique et autres, l? o? cette tradition a ?t? partiellement perdue. Nous sommes daccord pour reconna?tre les erreurs du pass? et les pertes caus?es par diverses circonstances culturelles et historiques (notamment par la soi-disant latinisation) et d?clarons notre ouverture aux remarques r?ciproques constructives pouvant nous aider ? faire rena?tre et ? repenser notre h?ritage commun.

2.10. LEucharistie est le c?ur de lEglise, cest pourquoi nous comprenons quun pas aussi important que le r?tablissement de la communion eucharistique touchera pratiquement toutes les dimensions de la vie eccl?siale, le succ?s de cette entreprise d?pendra de la pr?paration pr?alable de tout le peuple de Dieu.

3. ASPECT LITURGIQUE

3.1. La tradition liturgique de lEglise montre de diff?rentes mani?res que lEucharistie nest pas que le signe de lunit? accomplie, mais quelle est aussi le signe effectif qui consolide cette unit? lorsquelle nest pas compl?tement parfaite.

3.2. La raison de cette compr?hension de lEucharistie est le fait ind?niable quen communiant au Corps dun Christ unique, nous formons un corps unique avec le Christ, ainsi quavec tous ceux qui se nourrissent du m?me Corps. Comme le disait Saint Paul, lorsquil nous enseignait que : Puisqu'il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps ; car nous participons tous ? un m?me pain (1 Cor 10, 17). Nous retrouvons la pri?re pour lunit? de ceux qui communient presque dans chaque anaphore. Dans lanaphore de St Basile le Grand nous demandons Et nous tous qui participons au m?me pain et au m?me calice, fais que nous soyons unis les uns aux autres, dans la communion de lunique Esprit Saint .

3.3. Il existe une marge entre lid?al divin et la r?alit? humaine, non seulement en ce qui concerne lunit? de lEglise, mais aussi dans sa saintet?. La liturgie nous apprend quon ne peut donner lEucharistie quaux saints : Soyons attentifs les Saints Dons aux saints ! et paradoxalement elle nous apprend ? reconna?tre, avant lEucharistie, le fait que nous sommes p?cheurs, non pas pour que nous n?gligions le besoin d?tre saint, mais pour que nous nous persuadions que la saintet? ne vient pas de nous, mais du Christ et quelle nous est offerte dans lEucharistie ( Seul saint J?sus Christ ) si nous reconnaissons que nous en manquons.

3.4. Lorsque lunit? entre chr?tiens nest pas parfaite, ce fait ne doit pas ?tre une entrave ? leur communion eucharistique sils aspirent ? cette unit? et sils sont pr?ts ? reconna?tre ce qui, chez eux, est devenu un obstacle ? lunit? pour leurs fr?res dans la foi. Dans la Communion du Corps du Christ, notre unit? et notre saintet? deviennent parfaites, car la saintet? du Christ et lunit? du Corps du Christ nous sont offertes. Pourtant la tradition liturgique eucharistique affirme souvent que nous sommes indignes de la c?l?bration eucharistique et de recevoir lEucharistie. Mais en m?me temps, elle nous donne lespoir de laide du Saint Esprit dans la c?l?bration de lEucharistie.

3.5. La structure de la Liturgie qui pr?voit que lon doit prononcer le symbole de la Foi avant lanaphore, montre que la foi commune est n?cessaire ? la c?l?bration de lEucharistie. Elle montre en m?me temps que le Symbole de Nic?e-Constantinople est une expression suffisante de cette communaut? de foi.

3.6. Un des exemples les plus manifestes du besoin de r?examiner linterdiction canonique de la communion eucharistique entre gr?co-catholiques et orthodoxes est la pratique de c?l?brer le mariage entre fianc?s appartenant ? des confessions diff?rentes : dune part, le sacrement du mariage les unit en Christ en un seul corps et dautre part, les s?pare par labsence dune communion eucharistique entre les Eglises avec lesquelles ils forment un seul corps.

3.7. LEglise Gr?co-Catholique dUkraine a sp?cialement besoin que tout le clerg? pr?te une attention toute particuli?re aux principales questions relatives ? sa pratique liturgique : dune part, il existe le besoin dune discipline liturgique pour luniformit? du rite, et dautre part, le besoin dune compr?hension plus profonde de son appartenance ? la Tradition ki?vienne, ce qui encourage ? ?liminer, dans sa pratique liturgique, les emprunts inad?quats.

3.8. Un pas important dans le rapprochement de la communion eucharistique entre gr?co-catholiques et orthodoxes de tradition ki?vienne, est la pratique existante doffices communs en diverses circonstances qui unissent les fid?les de ces Eglises : la c?l?bration ensemble des offices pour les morts, les acathistes, les b?n?dictions, la cons?cration de leau du Jourdain, les mariages, les obs?ques, la pr?sentation du Saint Suaire, lorganisation de p?lerinages en commun etc ...

Nous pensons que pour favoriser le rapprochement de la pleine communion eucharistique entre Eglises de la Tradition ki?vienne, il faut continuer ? d?velopper cette pratique doffices communs et charger nos pr?tres ? encourager leurs fid?les ? mener une vie eucharistique plus consciente qui soit non seulement en union avec le Christ mais aussi en compr?hension de lunit? chr?tienne et de la responsabilit? pour les personnes qui communient avec nous (quelles appartiennent ? nos communaut?s ou quelles soient en dehors de celles-ci).

4. ASPECT CANONIQUE

4.1. Nous sommes rassur?s par le fait que, pendant une certaine p?riode (allant du 16 d?cembre 1969 au 29 juin 1986), les interdictions de lhospitalit? eucharistique dans les cadres d?finis par le Concile Vatican II avaient ?t? lev?es entre lEglise Orthodoxe Russe et lEglise Catholique romaine. Le m?tropolite Nicod?me, qui ?tait responsable du service des relations eccl?siales ext?rieures du patriarcat de Moscou, lavait expliqu? par le fait que lEglise Orthodoxe et lEglise Catholique ont les m?mes doctrines au niveau des Saints Sacrements et reconnaissent mutuellement les Sacrements qui y sont c?l?br?s . Cette d?cision na pas ?t? r?voqu?e par la suite mais il a ?t? seulement d?cid? de surseoir ? son application car cette pratique ne sest pas d?velopp?e et a ?t? exprim? le d?sir de coordonner cette d?cision avec les autres Eglises Orthodoxes.

4.2. Ces faits t?moignent, une fois de plus, que la rupture de lhospitalit? eucharistique entre Eglises Orthodoxes et Catholiques, a plut?t un caract?re disciplinaire et canonique que dogmatique. Cela nous rend optimiste quant ? laction de lEsprit Saint qui ?clairera nos Eglises et indiquera le moment venu o? lon pourra de nouveau r?tablir lhospitalit? eucharistique entre elles. Cette pratique, en tant quexception, existe d?j? entre lEglise Gr?co-Catholique dUkraine, lEglise Orthodoxe Autoc?phale dUkraine et lEglise Orthodoxe dUkraine du patriarcat de Kiev, ce qui donne lespoir que lhospitalit? eucharistique de lEglise Orthodoxe dUkraine sera de nouveau r?tablie pour tous les membres des Eglises issues du Bapt?me de la Rus de Kiev.

4.3. Les Eglises Orientales, en communion avec Rome, doivent dans ce m?me esprit, comprendre le besoin de repenser ou de compl?ter le canon 702 du Code du Droit Canon des Eglises Orientales pour permettre, dans des cas justifi?s, de co-c?l?brer avec des presbytres orthodoxes, apr?s avoir re?u pr?alablement la b?n?diction des ?v?ques du lieu et ayant ?limin? les malentendus ?ventuels entre fid?les. Ce changement se base, sur le fait quenvers les Eglises Catholiques tous les pr?tres ou ministres non-catholiques nont pas le m?me statut : ce sont les orthodoxes qui sont les plus proches des catholiques orientaux dans beaucoup daspects de la tradition eccl?siale. Cette d?cision permettrait aux Eglises Catholiques Orientales, qui sont en communion avec Rome depuis des si?cles, de vivre selon les principes de leccl?siologie orientale.

4.4. Cette question exige, ? son tour, de r?examiner toute une s?rie dautres dispositions disciplinaires et canons concernant les autres Sacrements. La question actuelle est de savoir si oui ou non, du point de vue th?ologique, on peut vraiment appeler mariages mixtes les mariages entre gr?co-catholiques et orthodoxes, et si non, quelle en sera la cons?quence pour les canons correspondants du Droit Canon des Eglises Orientales.



5. ASPECT PASTORAL

5.1. Un des efforts de pr?paration n?cessaire pour la communion eucharistique entre les communaut?s eccl?siales divis?es est la cr?ation de possibilit?s de se conna?tre petit ? petit les unes avec les autres et de se rapprocher les unes des autres. Pour atteindre ce but il faut r?aliser et introduire dans la pratique divers programmes pastoraux, caritatifs et sociaux ? travers lesquels les communaut?s pourront apporter ensemble au monde un t?moignage commun de leur foi en cr?ant entre elles lEucharistie de la vie ou la communion de la vie . Comme exemple on peut citer :

- les ?uvres de charit? (telles que les communaut?s interconfessionnelles Foi et lumi?re )
- le travail pastoral commun avec les couples mixtes
- lincitation ? la prise de conscience de la dignit? de la vie humaine (par exemple le Mouvement pour la vie ).
La participation commune dans ces programmes donnera la possibilit?, non seulement aux eccl?siastiques, mais aussi aux fid?les des communaut?s divis?es, de cr?er en r?alit? et de consolider une base spirituelle ? la communion eucharistique.

5.2. Nous encourageons les habitants des localit?s dans lesquelles une situation conflictuelle entre gr?co-catholiques et orthodoxes, au sujet de la restitution dune ?glise par exemple, se sont r?tablies et o? r?gne la r?conciliation et la compr?hension, de confirmer cela par un acte de demande de repentance et de pardon r?ciproque, afin que dautres communaut?s o? cette r?conciliation nest pas encore effective, voient quil est quand m?me possible de vaincre lhostilit? afin dapporter, en commun, un t?moignage du Christ.

6. ASPECT ?CUMENIQUE

6.1. Pour arriver ? la pleine communion eucharistique, il faut y aller par deux chemins qui ne se contredisent pas, le chemin th?ologique et le chemin liturgique.

6.2. Nous proposons de mettre en place des r?unions communes entre th?ologiens de lEglise Gr?co-Catholique dUkraine et th?ologiens des Eglises Orthodoxes dUkraine, dorganiser aussi des colloques et des cessions de travail pour conna?tre la foi commune et les points de vue des divergences th?ologiques, ainsi que pour assimiler sur le territoire des Eglises dUkraine, les acquis th?oriques des Commissions th?ologiques mixtes et lexp?rience pratique du rapprochement de la pleine communion de certaines Eglises, comme lEglise Grecque Catholique Melchite et lEglise Grecque Orthodoxe du patriarcat dAntioche.

6.3. Nous pensons que le moment propice pour ces r?unions sera la premi?re semaine du Grand Car?me, cest un temps o? les th?mes du repentir, du pardon r?ciproque dominent et qui se termine par une c?l?bration de lOrthodoxie. Pendant ces rencontres, nous proposons de c?l?brer des liturgies alternatives et, avec la b?n?diction des ?v?ques pour un fait de telle exception et apr?s la reconnaissance de la foi commune, de faire en sorte que tout le monde puisse communier (pendant la Liturgie de Saint Jean Chrysostome ou de Saint Basile le Grand). Nous proposons ?galement que les pr?tres puissent conc?l?brer durant la liturgie des Dons Pr?sanctifi?s. De telle sorte la r?alit? de notre unit? dans lEucharistie, bien quexceptionnelle, t?moignerait quil existe d?j? une base th?ologique de cette pleine unit? visible ? laquelle nous aspirons.

7. PROPOSITIONS ADRESSEES AU SYNODE DES EVEQUES DE LEGCU

Tenant compte du d?sir r?ciproque de la communion entre les Eglises de la Tradition ki?vienne, nous proposons au Synode des ?v?ques de lEGCU, l?tude des d?cisions suivantes :
1. Dans le but dapprofondir la conscience eucharistique dans lEGCU, de convoquer un Concile patriarcal consacr? au sujet de la communion eucharistique, pour que non seulement les th?ologiens mais aussi toute lEglise (les la?ques, les moines et les pr?tres, avec leurs ?v?ques) puissent en sortir grandis, afin de comprendre les besoins du r?tablissement de la communion eccl?siale entre les branches divis?es du christianisme ki?vien.
2. Donner la b?n?diction sur la cr?ation de groupes de travail de th?ologiens de lEGCU pour la conciliation de la position de notre Eglise ? propos des questions ?pineuses du dialogue th?ologique, dans le but dune discussion plus large de ces questions, par le dialogue th?ologique entre les Eglises dUkraine (Gr?co-Catholique et Orthodoxes).
3. Donner la b?n?diction aux th?ologiens de lEGCU (de la Soci?t? Scientifique de Th?ologie dUkraine, de lUCU et autres ?tablissements denseignement spirituel), afin de commencer un travail actif pour la pr?paration dun congr?s interconfessionnel ukrainien de th?ologiens des Eglises traditionnelles issues du bapt?me de St Vladimir afin de discuter sur lid?e dun r?tablissement de la communion eucharistique.
4. Dans le but dun d?veloppement de la pratique liturgique selon la tradition ki?vienne, de r?examiner la d?cision du Synode des ?v?ques de lEGCU de 1992 sur la confirmation des d?cisions liturgiques prises par le Synode de Zamost et de charger d?diter les livres liturgiques officiels orient?s sur notre appartenance ? la Tradition ki?vienne.
5. Attirer lattention des diff?rents responsables charg?s des ?tudes, des th?ologiens, des presbytres, des enseignants du cat?chisme et des fid?les sur un besoin de formation ? la pi?t? eucharistique ?clair?e par la n?cessit? de la communion et de lunit? des Eglises.
6. Introduire dans la Divine Liturgie la demande de la communion eucharistique en soutenant linitiative de l?v?que Volodymyr Viytyshyn de l?parchiebn dIvano-Frankivsk.


De la part des participants au Congr?s

Protopresbytre Dr. Mykhaylo DYMYD,

Pr?sident de la Soci?t? Scientifique de Th?ologie dUkraine

Lviv, le 4 janvier 2007

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